02 septembre 2006
un petit coin de paradis
Pour mes amis très chers, qui se reconnaîtront...
Dans un coin de mon coeur, bien à l'abri
Je garde le souvenir ému, de gens ordinaires
D'âmes extraordinaires
Aimantes, tendres, douces
Qui par un beau jour d'août m'ont accueillie
Pour m'ouvrir à la Vie
Pas de hasard, au destin des regards,
Pour qui sait entendre ce qu'on lui dit
Un océan d'amour
Envelloppé de velours
Universel, inconditionnel
Juste s'autoriser, à son tour
A aimer, sans réfléchir, sans le moindre soupir
Avec bonheur, dans la douceur
Vibrations et émotions
Tout en partage, déposer ses bagages
Et continuer son chemin
Libéré, du poids de son passé
Je vous garde dans mon coeur
Bien à l'abri
Un petit coin de paradis
19 août 2006
Seule avec moi...
Au détour du jour
Et croisant des regards
Vitreux et assassins
Je relève la tête
J'écarte les épaules
Je bombe un peu le torse
Espérant qu'il me frôle
Si j'ai l'air d'être là
Si je semble exister
J'ai le souffle coupé
D'être épiée, jugée
Je ne suis pas autorisée
A être aimée
Autour de moi je vois
Des yeux semblables aux miens
Mais vides et malsains
J'erre dans ce couloir
Superposition de miroirs
Dans une solitude infinie
Je me regarde
Consternant spectacle
Besoin de révolution
Renaissance de mon évolution
Enfin libre un jour peut-être
Soudain délivrée de ma peine
A choisir entre colère et haine
Je préfère bien entendu
Apprendre à m'aimer
18 août 2006
Le long des chemins, marchant dans l'herbe folle
Je m'absente, inconsciente, d'être seule
Attentive au chant des oiseaux, au bruissement de leurs ailes,
Je me sens en paix. Remplie d'amour et de sérénité.
16 août 2006
Ici aussi
Tu sais quoi coco. Tout n'est pas toujours de la couleur qu'on veut! Mais on peut s'en approcher... Il suffit de...
Oui, oui, c'est vrai je sais, ici aussi le quotidien est difficile, ici aussi on nous prend l'argent qu'on a pas... Mais...
Bien sûr je compatis, je ne fais que ça, tu sais ici aussi, on pleure sur le sort du monde... Et pourtant...
On tâche d'être heureux, on tâche d'exister...
Ici aussi...
On se débat pour sortir du système, on se débat pour effacer la haine...
Faut pas croire coco. Ya pas que toi qui souffre, ya pas que toi qu'en bave... Même si parfois...
Je te l'accorde, on se dit aussi, ici, qu'il y a pire ailleurs, qu'on n'est pas en guerre et que nos assiettes sont pleines, et que c'est déjà pas mal...
Bien sûr qu'on devrait apprendre à s'en contenter, bien sûr...
Mais tu sais quoi coco...
Il suffit de s'ouvrir un peu...
Mais c'est un chemin sinueux...
Et pourtant on en rêve encore...
Ici aussi...
Même si parfois c'est dur d'y croire...
Bien sûr qu'il reste encore l'Espoir...
15 août 2006
17 mai 1998...
Tout s'évapore, les parfums deviennent irrespirables
J'ai la nausée, l'air est chaud et lourdement banal
Molle injustice, démoniaque lenteur du destin
Quand donc viendra mon tour?
J'attends et me languis d'amour
Il n'existe qu'en rêve et il me fait souffrir
D'autres meurent à cause de celà
Je voudrais m'enfuir,
N'avoir rien à regretter
Avoir fait mon devoir
Et rejoindre l'horizon
Le ciel me paraît si bas qu'il écrase mes épaules
Mes pensées (des sensations?) se superposent et m'agacent
Ai-je toujours tort ou bien jamais raison?
De quoi pourrais-je rendre grâces?
J'ai encore à offrir mon soutien, un sourire
Tout ce que d'autres ne comprennent pas de moi
Tout ce qui fait ma vie, qui se sent dans ma voix
Un seule besoin, apprendre à dire "Je SUIS"
On m'a trop abîmée, ensevelie sous des débris de haine
On m'a trop détestée alors en retour, moi j'aime
Ma chanson est bien triste même si elle est d'amour
Je suis la désertée qui aime sans limites
Les passants qui sourient, les inconnus, les mythes,
Les malheureux, les sages et même les écorchés
Mais je me hais et me punis
J'ai mauvaise conscience et m'avilis.
Je suis née droitière et maladroite
Il faut que je vous dise...
Je suis de ces enfants qu'il ne faut pas trop aimer, pas trop materner, pas trop laisser libres.
Je
suis de ces enfants brimés dans leurs découvertes, éduqués dans des
limites rigides qui ne laissent aucune place à l'émotion, à l'erreur, à
l'échec.
Je suis de ces enfants blessés de n'avoir pas été bercés, aimés, je suis de ces enfants à l'identité niée.
Je suis de ces femmes qui veulent se libérer, de ces chaînes, de cette vie insensée.
Je suis de ces femmes qui veulent donner du sens, qui veulent aimer, qui veulent vibrer.
Il faut que je vous dise, que ce soir, je suis envahie.
D'Espoir
Quand chante la nuit
J'appelle de mes voeux
D'être à jamais à la merci
De tes bras, de tes mains,
De tes yeux.
Quand enlace mon corps
J'appelle de mes voeux,
Mille et mille jours heureux
Dans tes bras, sous tes mains,
Au fond de tes yeux.
Dans le ciel ocre apparut
Un visage aux couleurs de cendre
Au regard ingénu
Et à la peau très tendre
Je marchais ingénue
Pieds glissant sur les cendres
Qui m'étaient apparues
Quand je me sentais tendre
Je t'avais voulu tendre
Mais tu m'es apparu
Aussi froid que la cendre
Des matins ingénus
Je ne marche que dans le néant
L'absolu rien de mon existence
PArce que le couloir est long
Parce que la vie est solitaire
Parce que j'aime tout et tout le monde
Et la joie reste indicible
Et le bonheur n'est pas de mon ressort
Cherche ailleurs, car je ne connais pas
Je ne sais que l'apathie d'un soir
Mon désespoir imbécile et sans raison
N'ai-je pas tout et tout le monde?
Non, jamais, je n'ai que moi
Et c'est si peu que la musique ferme mes yeux
Vers le sommeil apaisant et final et sans fin
Que je ne souhaite pas vraiment car
J'aime même mon désespoir
Je n'ai que faire de tristesse ou de joie
Je pense irréel et je pleure et tout brûle
Je brûle. Je ne connais pas et je ressens
Je suis aveugle aux caresses du temps
Il glisse sur moi comme un amant stérile
Temps
Quitte à se donner quitte à tout perdre
Sache moi. Mais jamais, encore une fois
L'amour n'existe ou ne se mesure
Pas
Je m'en irai voguer
Sur la mer de la tranquillité
Nul ne sera besoin de bouée
Même si l'eau n'en est pas salée
J'aurai enfin l'âme en paix
Sans autre souci qu'une pensée
Pour ce que je fus, pour ce que j'étais
"Mademoiselle" est enfin libérée
Je vole heureuse, une mer sans eau
Des éclats de parfum en apesanteur
Une peau moite entre mes doigts humides
Folle folie du creux d'une autre nuit
